verticality

VERTICALITÉ, subst. fém. (*)

Littéraire

  1. − [Corresp. à vertical I A] Caractère, état, position de ce qui est vertical. Synon. aplomb. Verticalité des murs; verticalité de la chute des corps. Je perds parfois le sens de la verticalité, qui est dans le cervelet. Même dans mon lit, il me semble que ma tête tombe à gauche ou à droite (Balzac, Lettres Étr., t. 1, 1836, p. 348). Le premier lé devant être parfaitement vertical (…), vérifier, avant d’aller plus loin, sa verticalité avec un fil à plomb (Bonnel–Tassan1966, p. 157).
  2. − [Corresp. à vertical I C 2] Si elle [l’oreille] se trouve privée de bien pouvoir entendre cette verticalité de la musique [c’est-à-dire les harmonies qui la composent] (…), notre oreille souffre de cette privation (Koechlin, Écrit. fugue, 1933, p. 20).
  3. − [Corresp. à vertical I D] Nous sortons d’une société de la transcendance où toutes choses (…) étaient régies par la verticalité autoritaire. Nous entrons tant bien que mal dans une société de l’immanence, c’est-à-dire de l’horizontalité fraternelle, où chacun voudrait pouvoir partager avec l’autre (Elle, 26 juill. 1976, p. 7, col. 1).

 

La notion de verticalité est très présente dans la nature. La végétation se dresse souvent verticalement, elle motive sa lente évolution verticale vers plus de lumière et plus de vie – la verticalité est le symbole naturel de la croissance. Dans l’autre sens, elle est aussi le symbole du subi : la pluie s’abat verticalement sur la terre, promptement et parfois même violemment. Elle est aussi le symbole de la vie avec les rayons de soleil qui développent la vie sur Terre.

La verticalité chez l’humain comporte d’autres facettes. L’homme, via la religion, a identifié le ciel comme la maison de dieu. Toute verticalité partant du ciel symbolise le message divin à écouter, à contempler ou à subir. La verticalité a aussi été définie par l’homme sous la notion de mur  permettant et symbolisant la séparation, l’isolement et donc l’autorité. Avec plus de nuance, elle identifie aussi la notion d’ordre, d’alignement et donc de conformité.

La nature mais aussi l’humain ont souvent conjugué la verticalité avec l’horizontalité. Par soucis d’harmonie graphique mais aussi de balance. Pour modérer la rigueur et l’ordre par la liberté et l’égarement. Pour rattacher ce qui a été tranché.

Le but de cette série, dans notre monde de plus en plus tourné vers l’isolement et l’individualisme – et donc vers la verticalisation, est de faire se questionner le spectateur sur l’identification de la dominance de la verticalité ou de l’horizontalité dans les images présentées ainsi que sur les émotions et sentiments qui accompagnent ces positionnements.

 

(*) Source : http://www.cnrtl.fr/definition/verticalité